Financer l'économie réelle, en dehors des marchés cotés

Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse (PME et ETI), à différents stades de leur développement. C'est un financement direct de l'économie réelle.
Il se distingue des marchés cotés par plusieurs caractéristiques : l'illiquidité (il s'agit d'entreprises non cotées, sans marché régulé), l'horizon d'investissement (un engagement de long terme), une gestion active (le gérant accompagne les entreprises) et une recherche d'alignement des intérêts. Ce n'est pas un substitut aux marchés cotés, mais une brique d'allocation distincte. Une certaine décorrélation aux marchés cotés peut être recherchée, bien que chaque entreprise reste pleinement exposée à la conjoncture macroéconomique.
Longtemps réservé aux investisseurs professionnels, il est désormais accessible aux particuliers avertis, via des véhicules dédiés.
Notre conviction
Le private equity n'est pas un passage obligé, et nous ne le proposons pas à tout le monde. Il peut être très pertinent pour les investisseurs qui acceptent le risque de perte en capital, peuvent immobiliser une partie de leur patrimoine sur une longue durée et disposent de la surface financière nécessaire. L'enjeu n'est donc pas de rendre cette classe d'actifs accessible à tous, mais d'offrir à ceux-là une expérience d'investissement de niveau institutionnel, toujours en adéquation avec leurs objectifs.

L'ampleur de ces deux phénomènes (appels de fonds et courbe en J) dépend fortement du type d'accès au fonds, comme l'illustre le graphique suivant.
Schéma illustratif à visée pédagogique, hors frais et fiscalité, non contractuel.
Plusieurs véhicules et modes de détention, selon votre profil :
Fonds evergreen ou fonds fermé : quelle différence ?
Un fonds evergreen (ou semi-liquide) est un véhicule de private equity ouvert : il accepte des souscriptions en continu, n'a pas de date de liquidation prévue à l'avance, et propose des fenêtres de rachat à intervalles réguliers, sur la base d'une valeur liquidative.
Un fonds fermé classique fonctionne à l'inverse : vous vous engagez sur un montant, la société de gestion l'appelle par tranches sur trois à cinq ans, puis restitue le capital au fil des cessions, sur une durée de vie de dix à douze ans.
| Fonds fermé | Fonds evergreen | |
|---|---|---|
| Durée de vie | 10 à 12 ans | Perpétuelle ou très longue |
| Mise au travail du capital | Progressive, par appels de fonds | Dès la souscription |
| Produits de cession | Distribués aux investisseurs | Réinvestis dans le fonds |
| Liquidité | Aucune avant les cessions | Fenêtres de rachat encadrées |
| Valorisation | Trimestrielle | Souvent mensuelle |
| Diversification | Dépend du type de fonds : souvent large dans les deux cas | |
| Ticket d'entrée | 30 000 à 100 000 € | 10 000 € |
Fourchettes indicatives, variables selon les fonds. Vérifiez toujours le règlement du fonds concerné.
Notre vision
La démocratisation du private equity est une bonne chose pour l'épargnant, mais elle impose plus que jamais de dimensionner l'illiquidité et de sélectionner rigoureusement les gérants et leurs fonds. La liquidité « organisée » des formats evergreen ne doit jamais être assimilée à celle d'un actif coté.
Pour comprendre le fonctionnement et les limites de ce format, lisez notre article Private equity evergreen.
Le private equity regroupe plusieurs sous-stratégies, qui n'ont pas le même profil de risque, ni le même horizon, ni la même logique de création de valeur. Elles se distinguent selon deux logiques complémentaires :
Selon le mode de déploiement des capitaux
Selon le stade de développement de l'entreprise financée
Schéma illustratif à visée pédagogique. Les frontières entre stades et stratégies varient selon les gérants et les fonds.
Le taux déjà investi par un fonds au moment de votre souscription détermine votre point d'entrée dans la courbe en J : plus il est élevé, moins l'attente avant les premières distributions est longue, et moins l'appel de trésorerie initial est marqué.
Schéma illustratif à visée pédagogique. Seuils indicatifs, variables selon les fonds et les gérants, non contractuels.
On ne choisit pas une sous-stratégie dans l'absolu : on la sélectionne selon vos objectifs, votre horizon et votre situation patrimoniale, souvent en combinant plusieurs approches.
Ces stratégies, et d'autres classes du non coté, sont détaillées dans notre glossaire.
Vous hésitez entre ces approches ? Un premier échange permet d'identifier celles qui correspondent à votre profil et à vos objectifs. Prendre rendez-vous.
La performance dépend fortement du gérant et du millésime. Notre analyse se fait à deux niveaux : la sélection des sociétés de gestion que nous référençons comme partenaires, puis le choix des fonds que nous proposons à chaque client selon sa situation.
Parmi les critères que nous étudions : l'équipe de gestion et son track record par millésime, la discipline d'investissement, l'alignement des intérêts avec le gérant, et les frais en net de tout.
Le private equity affiche un indicateur de risque élevé (SRI souvent de 6 sur 7), ce qui suppose un accompagnement approfondi, au-delà d'une grille de critères généraliste. Nous partageons volontiers les grandes lignes de notre analyse ; le détail se construit ensemble, lors d'un rendez-vous personnalisé, en fonction de votre situation et de vos objectifs.
Le private equity est une brique parmi d'autres. Selon vos objectifs, il sert à diversifier votre patrimoine, préparer la retraite (logique de Re-Up) ou réemployer le produit d'une cession.
Notre conviction
La première question n'est pas celle du fonds mais celle de la fraction de votre patrimoine que vous pouvez immobiliser, sur combien de temps et avec quel niveau de risque et d'incertitude sur les flux. Nous dimensionnons ce budget d'illiquidité avant de sélectionner.
Le private equity est une solution d'investissement qui ne convient pas à tout type d'investisseur. L'horizon d'investissement est nécessairement long terme et le profil de risque à minima dynamique. Pour autant, cette classe d'actifs apporte de solides fondamentaux à votre patrimoine.
Nous commençons ainsi par étudier votre situation, vos objectifs et vos attentes, pour définir une stratégie patrimoniale personnalisée et mettre en place une stratégie d'investissement adaptée. C'est en réponse à cela que le private equity et plus largement l'univers du non coté peut être analysé.
Nous investissons du temps et des ressources dans la sélection, la comparaison et l'analyse des sociétés de gestion et de leurs fonds, pour ne référencer que les partenaires que nous jugeons pertinents pour nos clients. L'intérêt d'être accompagné est donc double : définir une stratégie pertinente et sélectionner des solutions qualitatives dans le temps.
Notre sélection de fonds référencés est restreinte et évolutive. Les fonds que nous sélectionnons ne sont pas accessibles en direct par l'investisseur.
La fiscalité du private equity dépend du type de fonds et du mode de détention.
Certains fonds, les FIP et les FCPI, ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu au moment de l'investissement (logique de défiscalisation à l'entrée). Nous ne les traitons pas ici.
Les gains sont imposés à l'impôt sur les sociétés. Pour les fonds fiscaux, un taux réduit s'applique sous conditions. Une attention devra être apportée au traitement comptable de la valorisation des parts du fonds.
Au sein d'une assurance-vie, d'un contrat de capitalisation ou d'un PEA (selon l'éligibilité du fonds), c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique, avec ses propres règles de disponibilité et de sortie.
Un premier échange pour comprendre votre situation, vos objectifs et la place du private equity dans votre patrimoine.
Prendre rendez-vousDe quelques milliers d'euros pour certains FCPR à 100 000 € et plus pour les FPCI.
Souvent de sept à dix ans, parfois davantage.
Une performance souvent négative au début, avant que les distributions n'apparaissent.
Non. Le rendement est variable et le risque de perte en capital peut aller jusqu'à la totalité.
Oui, en unités de compte, selon les contrats.
Investir en private equity comporte un risque de perte en capital pouvant aller jusqu'à la totalité, une illiquidité forte et un horizon long. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Assistant du cabinet
Réponses aux questions fréquentes
Bonjour, je suis l'assistant du cabinet Sterenn Patrimoine & Conseil. Retrouvez ici les réponses aux questions fréquentes. Pour toute question patrimoniale, un échange avec Théo Daudruy sera nécessaire.