Investir en private equity

Financer l'économie réelle, en dehors des marchés cotés

Le private equity (capital-investissement)

Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse (PME et ETI), en création, en croissance ou en transmission. C'est un financement direct de l'économie réelle.

Il se distingue des marchés cotés par trois caractéristiques : l'illiquidité (un engagement long), une gestion active (le gérant accompagne les entreprises) et une recherche d'alignement des intérêts. Ce n'est pas un substitut aux marchés cotés, mais une brique d'allocation distincte.

Longtemps réservé aux investisseurs professionnels, il est désormais accessible aux particuliers avertis, via des véhicules dédiés.

Immeuble de bureaux moderne en verre à la tombée du soir, illustrant les entreprises financées par le private equity

Pourquoi investir en private equity

Les atouts

  • Potentiel de rendement élevé, mais variable et non garanti : historiquement, la performance annuelle (TRI) est souvent comprise entre 7 % et 20 %, selon les millésimes et les gérants. La performance se mesure aussi en multiple du capital (sur le montant décaissé et sur l'engagement), et pas seulement en taux annuel. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
  • Diversification : une classe d'actifs en partie décorrélée des marchés cotés, à relativiser car les taux et l'économie influent sur les valorisations.
  • Financement de l'économie réelle : soutenir des entreprises dans leur développement.
  • Accessibilité : accessible aux particuliers via des fonds diversifiés (dès quelques milliers d'euros pour certains FCPR, ticket plus élevé pour les FPCI).

Répondre à des objectifs patrimoniaux

  • Diversifier un patrimoine déjà constitué.
  • Préparer la retraite : la logique de « Re-Up » (investir sur plusieurs millésimes) étale les souscriptions et génère des flux de distributions réguliers dans la durée.
  • Réemployer le produit d'une cession d'entreprise ou d'actifs.

Points d'attention

  • Risque de perte en capital, pouvant aller jusqu'à la perte totale.
  • Illiquidité : capital immobilisé longtemps, souvent 7 à 10 ans, voire davantage.
  • Appels de fonds progressifs : le capital est versé au fur et à mesure, à la demande du gérant.
  • Courbe en J : la performance est souvent négative les premières années, avant les distributions.
  • Forte dispersion entre gérants : la sélection est déterminante.
  • Frais à plusieurs niveaux : il faut toujours raisonner en performance nette.
  • Valorisations périodiques, non continues. Pour les fonds evergreen, la liquidité est encadrée et non garantie.
  • Indicateur de risque élevé (SRI souvent de 6 sur 7).

Comment investir en private equity

Plusieurs véhicules et modes de détention, selon votre profil :

  • FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques) : ouvert à un large public, cadre fiscal attractif sous conditions de durée et de blocage, portefeuille diversifié de sociétés non cotées.
  • FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) : réservé aux investisseurs avertis (ticket plus élevé, souvent à partir de 100 000 €), stratégies parfois plus spécialisées.
  • Différents formats : fonds fermé (durée d'environ 10 ans), evergreen (souscriptions continues, rachats encadrés), semi-liquide, secondaires (actifs plus matures, distributions plus rapides), co-investissements.
  • Modes de détention : en direct via un fonds, en unités de compte dans une assurance-vie ou un PER, ou via une société (holding).

Notre vision

La démocratisation du private equity est une bonne chose, mais elle impose plus que jamais de dimensionner l'illiquidité et de sélectionner rigoureusement. La liquidité des formats evergreen ne doit jamais être assimilée à celle d'un actif coté.

Les sous-stratégies du private equity

Le private equity regroupe plusieurs sous-stratégies, qui n'ont pas le même profil de risque, ni le même horizon, ni la même logique de création de valeur :

  • Primaire : souscrire à un fonds dès sa création et l'accompagner sur tout son cycle de vie.
  • Secondaire : racheter des parts de fonds déjà existants, sur des actifs plus matures (meilleure visibilité, courbe en J atténuée, distributions souvent plus rapides).
  • Capital-risque (venture) : financer de jeunes entreprises à fort potentiel, souvent innovantes. Risque élevé et forte dispersion des résultats.
  • Capital-développement (growth) : accompagner des entreprises déjà établies dans l'accélération de leur croissance.
  • Capital-transmission (LBO, buy-out) : prise de participation majoritaire dans des entreprises matures et rentables, en combinant fonds propres et effet de levier (dette).

On ne choisit pas une sous-stratégie dans l'absolu : on la sélectionne selon vos objectifs, votre horizon et votre situation patrimoniale, souvent en combinant plusieurs approches.

Ces stratégies, et d'autres classes du non coté, sont détaillées dans notre glossaire.

Bien choisir son fonds

La performance dépend fortement du gérant et du millésime. Les critères que nous analysons :

  • L'équipe de gestion : expérience, stabilité, cycles traversés, engagement personnel du gérant.
  • Le track record par millésime, pas seulement une moyenne.
  • La stratégie : venture, growth, LBO, secondaire, dette privée, infrastructure.
  • La discipline d'investissement (prix d'entrée) et de sortie.
  • Les indicateurs lus ensemble : TRI, TVPI, DPI, RVPI (jamais le TRI seul).
  • Les frais, en net de tout.
  • L'alignement des intérêts : engagement du gérant, carried, hurdle, clawback.
  • La liquidité pour les evergreen : fenêtres de rachat, plafonds, historique.

L'enjeu est de construire une exposition cohérente avec vos objectifs, votre horizon et votre capacité à immobiliser du capital.

Sa place dans votre stratégie patrimoniale

Le private equity est une brique parmi d'autres. Selon vos objectifs, il sert à diversifier votre patrimoine, préparer la retraite (logique de Re-Up) ou réemployer le produit d'une cession.

Notre conviction

La première question n'est pas « quel fonds ? » mais « quelle fraction de mon patrimoine puis-je immobiliser, combien de temps, avec quelle incertitude sur les flux ? ». Nous dimensionnons ce budget d'illiquidité avant de sélectionner.

Notre accompagnement

Le private equity est une solution d'investissement parmi d'autres. Nous commençons par étudier votre situation, vos objectifs et vos attentes, pour définir une stratégie patrimoniale personnalisée et mettre en place une stratégie d'investissement adaptée. C'est en réponse à cela que le private equity peut être analysé.

Nous consacrons beaucoup de temps à sélectionner, comparer et analyser les sociétés de gestion et leurs fonds, pour ne référencer que les partenaires que nous jugeons pertinents pour nos clients. L'intérêt d'être accompagné est donc double : définir une stratégie pertinente et sélectionner des solutions qualitatives.

Notre sélection de fonds référencés est restreinte et révisée régulièrement. Les fonds que nous privilégions aujourd'hui se partagent lors d'un échange.

Fiscalité

La fiscalité du private equity dépend du type de fonds et du mode de détention. À jour au 19 septembre 2026, sous réserve d'évolution législative.

Certains fonds, les FIP et les FCPI, ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu au moment de l'investissement (logique de défiscalisation à l'entrée). Nous ne les traitons pas ici.

En direct

  • Fonds fiscaux : sous réserve des conditions d'investissement du fonds et d'une détention des parts d'au moins 5 ans par l'investisseur, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux (18,6 %) restent dus.
  • Autres fonds : fiscalité des revenus de capitaux mobiliers, au prélèvement forfaitaire unique (flat tax), soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

En société (à l'impôt sur les sociétés)

Les gains sont imposés à l'impôt sur les sociétés. Pour les fonds fiscaux, un taux réduit s'applique sous conditions.

Via une enveloppe d'investissement

Au sein d'une assurance-vie, d'un contrat de capitalisation ou d'un PEA (selon l'éligibilité du fonds), c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique, avec ses propres règles de disponibilité et de sortie.

Échangeons sur votre stratégie d'investissement

Un premier échange pour comprendre votre situation, vos objectifs et la place du private equity dans votre patrimoine.

Prendre rendez-vous

Questions fréquentes

Quel ticket pour commencer ?

De quelques milliers d'euros pour certains FCPR à 100 000 € et plus pour les FPCI.

Combien de temps mon capital est-il immobilisé ?

Souvent de sept à dix ans, parfois davantage.

Qu'est-ce que la courbe en J ?

Une performance souvent négative au début, avant que les distributions n'apparaissent.

Le rendement est-il garanti ?

Non. Le rendement est variable et le risque de perte en capital peut aller jusqu'à la totalité.

Peut-on investir via l'assurance-vie ?

Oui, en unités de compte, selon les contrats.

Investir en private equity comporte un risque de perte en capital pouvant aller jusqu'à la totalité, une illiquidité forte et un horizon long. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Assistant du cabinet

Réponses aux questions fréquentes

Bonjour, je suis l'assistant du cabinet Sterenn Patrimoine & Conseil. Retrouvez ici les réponses aux questions fréquentes. Pour toute question patrimoniale, un échange avec Théo Daudruy sera nécessaire.

Comment se déroule un premier rendez-vous ?
Un premier échange sans engagement, gratuit, d'environ 45 minutes à 1 heure, pour comprendre votre situation et vos objectifs. Aucun document n'est obligatoire pour ce premier contact. L'échange peut se faire par téléphone, en visio ou au cabinet.
Quels sont vos domaines d'expertise ?
Stratégies d'investissement, optimisation fiscale, retraite et protection, stratégies immobilières, structuration et transmission, rémunération du dirigeant. Le détail de chaque expertise se trouve dans le menu « Nos expertises ».
Qui est votre interlocuteur ?
Sterenn Patrimoine & Conseil est un cabinet indépendant au capital, fondé par Théo Daudruy, Conseiller en Investissements Financiers (CIF), enregistré à l'ORIAS sous le n° 25000325 et membre de la CNCGP. Le cabinet est situé au 58 rue de Monceau, 75008 Paris.
Comment sont fixés les honoraires ?
La tarification est sur mesure, elle dépend de votre situation et de vos besoins. Le coût des solutions envisagées est toujours présenté en amont, en totale transparence, avant tout engagement.