Financer directement les entreprises
en dehors des circuits bancaires traditionnels

La dette privée, ou private debt, consiste à financer des entreprises, en dehors des circuits bancaires traditionnels, sous la forme de prêts ou d'obligations non cotées. L'investisseur investit au travers d'un fonds dédié, géré par une société de gestion spécialisée, et diversifié sur plusieurs sociétés emprunteuses. Elle fait partie de la classe des actifs privés, au même titre que le private equity, les infrastructures ou l'immobilier non coté.
En contrepartie de cette moindre liquidité, les investisseurs recherchent un rendement généralement supérieur à celui des obligations classiques, souvent prévisible et contractuel car indexé sur des taux d'intérêt convenus à l'avance. Cette classe d'actifs permet de diversifier un patrimoine décorrélé des marchés financiers cotés.
Pour qui
La dette privée s'adresse à des investisseurs avertis, capables d'immobiliser leur capital sur plusieurs années et d'accepter un risque de perte en capital. Elle vient en diversification d'un patrimoine déjà construit.

La dette privée et le private equity financent tous deux des entreprises non cotées, mais vous n'y occupez pas la même position juridique.
En dette privée, vous êtes créancier de l'entreprise : elle vous doit un remboursement et des intérêts, quels que soient ses résultats.
En private equity, vous êtes actionnaire : votre gain dépend de la valeur créée par l'entreprise, sans garantie d'aucune sorte.
Le potentiel de gain et le risque de perte en capital varient selon chaque fonds et chaque opération.
Notre conviction
La dette privée n'est pas une alternative plus prudente au private equity : c'est une brique d'allocation distincte, avec sa propre relation contractuelle au risque. Les deux se complètent au sein d'une même stratégie patrimoniale.
Investir en dette privée, c'est sélectionner un fonds d'investissement, et donc sélectionner la sous-stratégie sur laquelle on souhaite investir :
Chacune présente mécaniquement un couple rendement/risque différent. L'enjeu est donc de savoir, au regard de ses objectifs, de sa situation et de son profil de risque, quel mode d'investissement en dette privée il est opportun de réaliser.
Schéma illustratif à visée pédagogique, non contractuel. L'unitranche et la mezzanine sont positionnées de façon relative entre la dette senior et le crédit tactique : seuls ces deux extrêmes correspondent à un SRI publié.
Le niveau de risque d'un fonds ne dépend pas seulement de sa stratégie : sa structure compte tout autant.
Durée de vie déterminée (souvent 6 à 8 ans). Illiquidité totale jusqu'à son terme, sans sortie anticipée possible.
Pas de durée de vie prédéterminée. Liquidité partielle et encadrée, jamais garantie.
Certains fonds intègrent par ailleurs un mécanisme de réassurance partielle du capital en cas de défaillance de l'émetteur, qui atténue le risque propre à la stratégie sans le supprimer : une OBSA, par exemple, peut ainsi afficher un SRI proche de celui d'une dette senior si elle bénéficie d'une telle protection, malgré son potentiel de gain en capital plus élevé.
Au-delà de la position dans la structure du capital, la manière dont un fonds déploie ses capitaux constitue un second axe de lecture :
Stratégie la plus répandue, elle consiste à prêter directement à des entreprises, sans intermédiaire bancaire.
Certains fonds se concentrent exclusivement sur cette strate intermédiaire entre dette et capital.
Mutualisation de capitaux investis dans plusieurs fonds de dette privée tiers, pour une diversification renforcée, avec une couche de frais supplémentaire.
Financement d'entreprises confrontées à un évènement spécifique (réorganisation, cession partielle, opération de marché), combinant parfois dette et capital.
Deux évolutions de marché ont renforcé l'intérêt de la dette privée ces dernières années : le retrait progressif des banques du financement des entreprises, sous l'effet d'un cadre réglementaire plus strict, laisse davantage de place aux fonds ; la hausse des taux d'intérêt a par ailleurs élargi les marges et les rendements offerts aux prêteurs.
Point de vigilance
Ces conditions tiennent à un cycle de marché : elles ne sont pas garanties dans la durée. Un contexte de marché favorable aujourd'hui ne préjuge pas des conditions de demain.
Selon les fonds d'investissement, plusieurs caractéristiques varient sensiblement et méritent d'être comparées avant toute souscription :
L'accessibilité varie également fortement selon les fonds, de l'ordre de 1 000 € pour certains FCPR, jusqu'à 100 000 € pour les FPCI réservés aux investisseurs avertis.
Renvoi vers le glossaire : les stratégies d'actifs non cotés.
La fiscalité de la dette privée dépend du mode de perception des revenus et du véhicule de détention.
Lorsque le fonds distribue des revenus chaque année (coupons), ils sont imposés comme des revenus de capitaux mobiliers, au titre de l'année de leur perception, au prélèvement forfaitaire unique (flat tax), soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ou sur option au barème progressif.
Lorsque le fonds capitalise les revenus plutôt que de les distribuer, l'imposition n'a lieu qu'au rachat des parts, sous forme de plus-value.
Au sein d'une assurance-vie, d'un contrat de capitalisation ou d'un PER (selon l'éligibilité du fonds), c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique, avec ses propres règles de disponibilité et de sortie.
La dette privée est une brique d'allocation parmi d'autres. Nous commençons par étudier votre situation, vos objectifs et votre capacité à immobiliser du capital, pour définir une stratégie patrimoniale personnalisée. C'est en réponse à cela que la dette privée peut être analysée, seule ou en complément du private equity.
Nous consacrons du temps à sélectionner, comparer et analyser les sociétés de gestion et leurs fonds, sur une sélection restreinte, à découvrir lors d'un échange. La stratégie et la structure du fonds ne se choisissent jamais isolément l'une de l'autre : nous les déterminons ensemble, selon votre situation et votre horizon.
Nous conservons tout du long un fil directeur : votre stratégie patrimoniale.
Un premier échange pour comprendre votre situation, vos objectifs et la place de la dette privée dans votre patrimoine.
En dette privée, vous êtes créancier : l'entreprise vous doit un remboursement et des intérêts. En private equity, vous êtes actionnaire : votre gain dépend de la valeur créée par l'entreprise, sans garantie. Il y a cependant un risque de perte en capital pour les deux.
De l'ordre de 1 000 € pour certains FCPR à 100 000 € pour les FPCI, selon les fonds.
Généralement 4 à 8 ans pour un fonds fermé, plus court que pour le private equity classique. Certains fonds evergreen offrent une liquidité anticipée, encadrée mais jamais garantie.
Le risque principal de la dette privée est le défaut de l'emprunteur, pouvant entraîner une perte partielle ou totale du capital investi. Certaines stratégies (dette senior) bénéficient de garanties qui limitent ce risque, d'autres non. Investir via un fonds permet notamment de diversifier ce risque sur plusieurs sociétés.
Un fonds fermé a une durée de vie déterminée, souvent 6 à 8 ans, avec une illiquidité totale jusqu'à son terme. Un fonds evergreen n'a pas de durée prédéterminée et offre une liquidité partielle et encadrée, jamais garantie. Cette structure influence le niveau de risque du fonds, indépendamment de sa stratégie.
La dette privée comporte un risque de perte en capital, pouvant aller jusqu'à la perte totale, ainsi qu'un risque d'illiquidité : le capital est immobilisé sur plusieurs années, sans garantie de sortie anticipée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.
Assistant du cabinet
Réponses aux questions fréquentes
Bonjour, je suis l'assistant du cabinet Sterenn Patrimoine & Conseil. Retrouvez ici les réponses aux questions fréquentes. Pour toute question patrimoniale, un échange avec Théo Daudruy sera nécessaire.